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  • 18 mars
  • 3 min de lecture


Une étude révèle que le prix des billets de spectacles québécois aurait pu être augmenté selon la croissance des revenus du public


L'analyse d’iCible basée sur une période de 20 ans, démontre clairement que les prix des billets n'ont pas suivi l'évolution de la capacité de payer des spectateurs


Montréal, le mercredi 18 mars 2026 – Une nouvelle étude menée par iCible révèle que les prix des billets de spectacle au Québec ont accusé un retard significatif par rapport à l'évolution des revenus du public et de l'inflation entre 2003 et 2023, laissant sur la table d'importants revenus qui auraient pu soutenir la création et l'emploi dans notre secteur des arts vivants.


Intitulée « Étude sur l'évolution des prix des billets de 2003 à 2023 », cette analyse exhaustive compare l'évolution tarifaire de plus de 3 000 spectacles provenant de près de 70 diffuseurs québécois avec la progression du revenu médian et l'inflation sur deux décennies.


Les résultats montrent qu'en proportion de leurs moyens financiers, les spectateurs paient moins cher qu'il y a 20 ans pour assister à un spectacle québécois. Alors que le revenu médian a progressé de 109 % depuis 2002, les prix moyens des billets n'ont augmenté que de 37 %, passant de 29,03 $ à 39,85 $.


« Cette étude met en lumière un paradoxe frappant : pendant que notre milieu culturel fait face à des défis financiers croissants, l'effort économique demandé au public a en réalité diminué », explique Mathieu Bergeron, vice-président numérique, fondateur et auteur de l'étude chez iCible. « Nous assistons à une 'réduflation artistique' : moins de musiciens sur scène, des décors simplifiés, des équipes réduites. Pendant ce temps, l'industrie de la revente de billets capte une valeur qui devrait revenir aux créateurs. »


Des spectacles appauvris par manque de ressources

L'analyse révèle que les prix auraient dû atteindre environ :


●     44,60 $ s'ils avaient simplement suivi l'inflation (écart de 5 $)

●     60,95 $ s'ils avaient évolué proportionnellement au revenu médian (écart de 21 $)


Cette sous-valorisation systémique explique pourquoi les producteurs et diffuseurs peinent à maintenir des standards de production élevés. En 2002, il fallait environ 2 heures de travail au salaire médian pour s'acheter un billet. Aujourd'hui, il n'en faut que 1h15. L'effort demandé au public a diminué pendant que nos coûts de production, eux, ont suivi l'inflation.


Des pistes de solutions concrètes


Au-delà du diagnostic, l'étude propose onze pistes d'action pour corriger cette situation, incluant:


●     Un rattrapage immédiat de l'inflation

●     L'instauration de mécanismes d'ajustement automatique

●     Le développement d'outils de référence communs

●     Une tarification adaptative selon la demande


L'approche préconisée vise à ouvrir un dialogue constructif entre les producteurs, les diffuseurs et le public, plutôt qu'à porter un jugement sur les pratiques actuelles. L'analyse démontre que les montants en jeu pour le spectateur demeurent modestes, représentant quelques dollars additionnels par année pour la majorité du public qui fréquente les salles une ou deux fois.


Un réajustement réfléchi des prix à la source permettrait non seulement d'améliorer la qualité des productions, mais aussi de créer davantage d'emplois qualifiés et de retenir les talents créatifs au Québec. Cette approche s'inscrit parfaitement dans la démarche du gouvernement québécois, qui travaille actuellement sur une législation visant à mieux encadrer l'industrie de la revente de billets. Cette future réglementation, combinée à une tarification plus juste à l’origine, permettrait de rapatrier dans les mains des producteurs et des diffuseurs les revenus qui sont actuellement captés par les revendeurs sur le marché secondaire. Le réinvestissement de ces revenus dans la création enrichirait considérablement l’expérience offerte aux spectateurs.


« Il s'agit d'une opportunité unique de redresser un déséquilibre qui perdure depuis trop longtemps », souligne M. Bergeron. « Avec l'appui de nos partenaires gouvernementaux qui reconnaissent l'importance de protéger notre écosystème culturel, nous pouvons enfin redonner aux arts vivants québécois les moyens de leurs ambitions. Le public a démontré sa capacité à soutenir davantage notre création, il suffit maintenant de l'inviter à le faire, en toute confiance.»


 L'étude complète est disponible sur le site web de TUXEDO : www.tuxedosolutions.com


À propos d’iCible

Depuis 2016, le Groupe iCible se positionne comme un leader sur le marché québécois de la vente de billets grâce à TUXEDO, son logiciel de billetterie de pointe. Adopté par plus de 200 salles de spectacles et d'événements culturels, TUXEDO est reconnu pour son efficacité dans le traitement des données. Fort de cette expertise, le Groupe iCible a lancé TURBINE, une plateforme d'intelligence d'affaires novatrice spécialement conçue pour répondre aux besoins du milieu. Cette plateforme unique ouvre de nouvelles perspectives en matière d'analyse et d'exploitation des données, permettant à ses clients de prendre des décisions éclairées et de maximiser leur impact sur le marché.


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Source : iCible

 

Pour plus d’information :



EDOUARD BARBEAU | Conseiller, Communications corporatives

+1 514 795 5575 | edouard@annexe.media

 
 
 

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